Pont-l'Abbé Solidarité Internationale

Archive de juin, 2010

Un mouvement en développement

Alors que les media parlent essentiellement de violence lorsqu’il s’agit du conflit israélo-palestinien, on ne connaît guère le mouvement de résistance populaire non-violent en Palestine, pourtant en plein essor.

Apparu en 2003 à Mash’a puis à Budrus, localités situées au nord-ouest et à l’ouest de Ramallah, il a été popularisé à partir de 2005 grâce au dynamisme créatif et à l’ampleur de vue (cf. l’organisation chaque année d’une conférence internationale) du comité populaire de Bil’in, où le tracé initial du mur conduisait à 60 % l’annexion des terres commencée bien antérieurement.

Pour en savoir plus cliquez moi pour lire la plaquette sur la résistance populaire non-violente en Palestine transmise par Yves Jardin …

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Un projet, une Maison des femmes et Rwanda Avenir …

Aujourd’hui, nous souhaitons vous parler de la première construction de Rwanda Avenir, celle de la case de passage, celle destinée à accueillir les hôtes de la Maison de Quartier de Kimironko, celle où Julienne son bébé à côté d’elle mettait une dernière touche à son Imigongo (texte d’avril), celle aussi qui a été payée en partie par la première subvention de la municipalité de Pont L’Abbé.

Les femmes veuves regroupées à Kimironko avaient un souhait celui d’une Maison, lieu d’échanges, d’apaisement, d’écoute, ce fut la maison de passage qui fut bâtie la première sur la parcelle, premier bâtiment modeste, aux cinq pièces hexagonales –deux chambres, deux cabinets de toilette douche et un salon à l’entrée-. Premier chantier qui associa 30 femmes et jeunes du quartier aux « auto constructeurs ruraux » (la première équipe de maçons) pour la réalisation de cette maison en briques crues.

Vous avez dit briques crues ! Oui, la terre provenant de la parcelle finement tamisée, mélangée à un peu de ciment et très peu d’eau est compressée à l’aide d’une machine, les briques ainsi formées sont séchées au soleil deux ou trois jours. Pas de cuisson au feu, une économie de bois, moins de déforestation. Ces briques servent à la construction des murs et cloisons de la case et de la maison principale et celle du gardien (à construire). Les femmes et les jeunes reçurent au cours de ce chantier une formation diplômante permettant à certain(e)s d’avoir une activité génératrice de revenus sur des chantiers.

Une charpente métallique et un toit de tuiles rouges pour protéger l’ensemble, les plafonds en lambris, un salon entrée sobrement meublé et qui sert de bureau en attendant l’équipement de la maison principale.

Trois femmes de la Coopérative de Nyarubuye (cf texte d’avril) sont invitées à décorer la façade de grandes fresques murales géométriques appelées « Imigongo » terre pour les reliefs, latérite, kaolin et noir obtenu en carbonisant des feuilles de bananiers sont les teintures naturelles ici  remplacées par des peintures car les fresques sont extérieures, mais les thèmes et l’agencement géométrique sont respectés et le travail est réalisé aux doigts et à l’éponge, c’est aussi là l’occasion pour 20 femmes du groupement des veuves de faire leur premier stage en Imigongo.

En septembre 2010, la Maison de Quartier ouvrira enfin ses portes et toutes les activités prévues : bibliothèque, accueil et salle d’apaisement, les trois coopératives : Imigongo, restaurant et crèche pourront vraiment démarrer ainsi que les ateliers de formation.

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En direct du Burkina Faso

“Il faut creuser les puits aujourdhui pour étancher les soifs de demain“, dit un proverbe peul. IMG_0149.jpgA plus forte raison, dans nombre de pays, pour étancher les soifs d’aujourd’hui.

Au chantier de Séboun, le puits atteint maintenant la profondeur de 16 m. La nappe d’eau devrait être atteinte avant la saison des pluies.

Le busage est aujourd’hui bien avancé. Nous voyons ci-dessus le chantier et l’extraction des matériaux.

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Deux chorales pour le Burkina Faso

Pour financer ses projets au Burkina Faso, l’Afidesa a recours à nombre d’initiatives. Ventes expo d’artisanat, collecte de vieux papiers, ramassage et revente de pommes de terre… Proposer d’écouter du chant choral est une première et son appel financier est destiné précisément au forage d’un puits dans une école de Seboun et à la consolidation du projet pédagogique.

30 avril, 20h30. Ce vendredi soir, la rencontre de deux chorales de Cornouaille se fait sous le signe de la diversité. Diversité des répertoires, des costumes et même du maître de chœurs : un homme pour Mouez Tréoultré, chorale de Penmarc’h et une femme pour la chorale du Van, de Cléden Cap Sizun.

C’est cette dernière – veste rouge, pull blanc rayé bleu -  qui commence la soirée, dans l’église de Plomeur qui rassemblait ce soir-là (hors chanteurs) environ 120 personnes. Venus du Van, les participants évoqueront… le vent, celui qui vers le Cap Sizun caresse la mer, l’odeur des roses des îles du large, comme celle d’Ouessant “couleur de sang”, les amours des femmes pour des marins qui parfois ne reviennent pas. Ils termineront près d’une heure de chant par Nougaro, Souchon, Adamo et ses ”filles du bord de mer”, si chouettes à qui savait leur plaire…

À Mouez Tréoultré (la voix de Penmarc’h, Tréoultré étant l’ancien nom de la ville), on a fait le choix de la couleur noire avec le gilet jaune (les femmes) ou orange (les hommes). Pour eux, “une boîte à chansons, c’est comme un coquillage, on y entend le vent, on y entend la mer”. Un répertoire où l’on retrouve chant traditionnel irlandais, des chansons de Jeanne Moreau (du film Jules et Jim), de Maxime Le Forestier, un chant d’espoir daté de 1943, chant de mémoire…

Avant qu’à la fin les deux chorales ensemble nous régalent  avec “Emmenez-moi” d’Aznavour et un hommage à Jean Ferrat, rendu ensemble par le public et les chorales, avec “La Montagne”. Un moment d’émotion…

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